L'importation et l'exportation de produits végétaux (fruits, légumes, semences, bois, plantes) en Algérie ne sont pas uniquement des opérations commerciales, ce sont des opérations sanitaires.

Pour protéger l'agriculture nationale contre les ravageurs (insectes, champignons, bactéries), le Ministère de l'Agriculture exige un document clé : le certificat phytosanitaire.

Qu'est-ce que le certificat phytosanitaire ?

C'est un passeport santé pour les plantes.

Il atteste que les produits ont été inspectés selon les procédures appropriées et qu'ils sont considérés comme exempts d'organismes nuisibles de quarantaine.

Il est régi par la Convention Internationale pour la Protection des Végétaux (CIPV).

La procédure à l'importation

À l'arrivée des marchandises au port ou à l'aéroport en Algérie, avant même de parler de douane, l'importateur doit passer par l'Inspection Phytosanitaire aux Frontières.


1.

Le dossier : Il faut présenter le certificat phytosanitaire original émis par le pays d'origine (par exemple, l'ONSSA au Maroc ou le SRAL en France).


2.

L'inspection : Les inspecteurs prélèvent des échantillons pour analyse.

Ils vérifient l'absence d'insectes ou de maladies.


3.

L'Autorisation d'Admission : Si tout est conforme, l'inspecteur délivre une "Autorisation d'Admission".

Ce document est obligatoire pour déposer la déclaration en douane.

Attention : Si une maladie est détectée, la cargaison peut être refoulée ou incinérée sur place aux frais de l'importateur.

La procédure à l'exportation

Pour les exportateurs algériens de dattes, d'agrumes ou de légumes, la démarche est inverse.

Avant d'exporter, ils doivent solliciter les services de la Direction des Services Agricoles (DSA) de leur wilaya.

L'inspecteur visite l'exploitation ou la station de conditionnement.

Si les produits sont sains, il délivre le certificat phytosanitaire algérien.

Sans ce papier, la marchandise sera bloquée à l'arrivée en Europe ou ailleurs.

Le cas spécifique des emballages en bois

Il ne faut pas oublier que le bois est un végétal.

Comme mentionné dans les normes NIMP15, les palettes et caisses en bois doivent être traitées et estampillées.

Le certificat phytosanitaire peut parfois être exigé pour le bois d'emballage si celui-ci n'est pas marqué, bien que le marquage soit la norme standard.

Le contrôle phytosanitaire est donc une étape préalable incontournable qui conditionne tout le reste de la chaîne logistique.